Traduire un site web n'est pas la même chose que traduire un document. Le texte y est fragmenté entre des pages, des menus, des boutons et des balises invisibles, et chaque erreur se voit publiquement. Voici les recommandations que nous appliquons et les erreurs qui reviennent le plus souvent.
Traduire les balises, pas seulement le texte visible
C'est l'oubli le plus fréquent. Les balises title et meta description n'apparaissent pas sur la page mais s'affichent dans les résultats de recherche. Un site dont le contenu est traduit et les balises restées en français perd l'essentiel de son intérêt : les internautes étrangers voient un résultat dans une langue qu'ils ne lisent pas et passent leur chemin. Il faut aussi traduire les textes alternatifs des images, les libellés de boutons et les messages d'erreur des formulaires.
Adapter les mots-clés au lieu de les traduire
Un mot-clé traduit littéralement rate souvent sa cible. Les usages de recherche diffèrent d'un pays à l'autre : le terme le plus courant en français n'a pas toujours d'équivalent direct, et le mot juste n'est pas forcément celui que les gens tapent. Un travail de recherche par marché, avant traduction, évite de produire des pages correctes mais invisibles.
Déclarer correctement les versions linguistiques
Les moteurs de recherche ont besoin de savoir quelle version montrer à quel visiteur. Cela passe par des balises hreflang cohérentes : chaque version doit pointer vers toutes les autres, y compris vers elle-même, avec des codes de langue valides. Une déclaration incomplète ou contradictoire conduit Google à ignorer l'ensemble et à choisir lui-même — souvent mal.
Ne pas publier une traduction automatique non relue
La traduction automatique a beaucoup progressé, mais elle ne perçoit ni le contexte juridique, ni le registre, ni les conventions d'un secteur. Sur un site commercial, une formulation approximative coûte la confiance du visiteur ; sur des conditions de vente ou des mentions légales, elle peut avoir des conséquences juridiques. Une relecture par un professionnel reste indispensable, même sur une base automatique.
Prévoir la place que prend chaque langue
Un texte allemand est plus long qu'un texte français, un texte arabe se lit de droite à gauche. Un bouton dimensionné pour un mot court se retrouve tronqué, une mise en page pensée pour la lecture de gauche à droite se désorganise. Il faut tester chaque version dans le site réel, pas seulement dans un tableur.
Traiter le texte contenu dans les images
Une image contenant du texte n'est pas traduisible par un traducteur : il faut la refaire. Ce point est souvent découvert tard, quand tout le reste est prêt. L'anticiper, c'est éviter qu'une bannière ou une infographie reste en français au milieu d'une page anglaise.
Maintenir les versions dans le temps
Un site vit : nouvelles pages, tarifs modifiés, articles publiés. Sans processus de mise à jour, les versions étrangères prennent du retard et finissent par contredire la version d'origine. Mieux vaut prévoir dès le départ comment les traductions suivront les publications.
Ce que nous recommandons
Faire relire chaque version par un second linguiste, tester l'affichage réel avant la mise en ligne, et confier les accès techniques à l'équipe qui intègre — cela évite les allers-retours de fichiers et les erreurs de copier-coller. Découvrez notre offre de localisation web ou demandez un devis en nous indiquant l'adresse de votre site et les langues visées.

