Une part croissante des demandes ne vient pas de France. Un client à Dubaï doit produire un acte de naissance en préfecture. Une famille installée à Londres prépare une succession chez un notaire français. Une société russe signe un contrat avec un partenaire à Nice.
Dans tous ces cas, la même question revient : faut-il être sur place ? La réponse est presque toujours non.
Une traduction assermentée française se fait à distance
La traduction assermentée porte sur un document, pas sur une présence. Vous transmettez une copie numérique lisible, nous produisons la traduction certifiée, elle vous est expédiée signée et cachetée — où que vous soyez.
Aucun déplacement n’est nécessaire, ni de votre part ni de la nôtre. C’est le mode de travail le plus courant pour nos clients hors de France.
Le sens de la démarche change tout
Document étranger destiné à la France — acte d’état civil, diplôme, jugement, casier judiciaire : il faut une traduction par un traducteur inscrit près une cour d’appel française. Un traducteur assermenté dans son pays d’origine n’a pas cette qualité au sens du droit français, et le dossier sera rejeté.
Document français destiné à l’étranger — c’est le pays destinataire qui fixe la règle. Certains acceptent une traduction assermentée française accompagnée d’une apostille, d’autres exigent un traducteur agréé localement ou une légalisation consulaire. À vérifier auprès du consulat ou de l’administration concernée avant d’engager la traduction.
L’apostille : l’erreur qui coûte le plus cher
L’apostille authentifie le document d’origine, pas sa traduction. Elle s’obtient dans le pays qui a émis l’acte, et doit être apposée avant la traduction — puisqu’elle doit elle-même être traduite.
Faire traduire d’abord oblige à recommencer. C’est le motif de rejet le plus fréquent chez les clients à l’étranger, et le plus évitable.
L’apostille s’applique entre pays signataires de la convention de La Haye. Pour les autres, la légalisation consulaire s’applique : procédure plus longue, à anticiper de plusieurs semaines. Voir notre article sur la différence entre traduction certifiée et assermentée.
L’interprétation à distance
La visioconférence couvre une large part des besoins : réunion préparatoire, échange avec un avocat, négociation commerciale, entretien avec un conseil patrimonial. Elle supprime le délai de déplacement et permet souvent une intervention sous 48 heures.
Elle a ses limites. Certains actes notariés et certaines audiences exigent une présence physique — cela dépend de l’acte et de la position du notaire ou du greffe. Nous le vérifions en amont avec l’étude concernée plutôt que de vous laisser le découvrir le jour même.
Le décalage horaire n’est pas un obstacle : les rendez-vous avec le Golfe, l’Amérique du Nord ou l’Asie s’organisent en dehors des heures françaises habituelles.
Nos langues et les publics concernés
- Arabe — tous dialectes : clientèle du Golfe et du Maghreb, acquisitions immobilières en France, dossiers d’état civil, successions.
- Russe : investisseurs et résidents russophones, actes notariés, structuration patrimoniale.
- Anglais : expatriation, cabinets d’avocats internationaux, yachting, contrats commerciaux.
Ce que nous vous demanderons
Pour vous répondre utilement, trois informations suffisent : la langue, le pays destinataire du document, et la démarche concernée. Cela détermine si une apostille est nécessaire, quel type de traduction s’impose, et sous quel délai.
Si votre situation ne nécessite pas notre intervention — cela arrive — nous vous le dirons.
Demander un devis ou consulter nos prestations de traduction assermentée et d’interprétation.

